Violences contre les femmes : la Société des Gynécologues et Obstétriciens du Cameroun en action !!!

Violences contre les femmes : la Société des Gynécologues et Obstétriciens du Cameroun en action !!!

  • Hamed Housseni
  • Published 5 months, 2 weeks ago
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C'est autour des hommes de médias que la Société des Gynécologues et Obstétriciens du Cameroun (SOGOC) a procédé au lancement le 26 novembre dernier à Yaoundé des 16 jours d'activisme contre les violences basées sur le genre. À cette occasion, elle a présenté son projet de plaidoyer pour les soins complets d'avortement réservé aux victimes de viols.

Dans son allocution de circonstances, le vice-président de la SOGOC, le Professeur Nelson FOMULU a souligné le fait que la violence basée sur le genre a des conséquences néfastes sur la santé des femmes, allant des problèmes psychologiques aux problèmes médicaux et au suicide. De même, la chef de projet Advocacy Comprehensive Abortion Care [ACAC], Rita YENJONG a indiqué que le code pénal camerounais prévoit que lorsqu'une femme tombe enceinte à la suite d'un viol, elle a le droit d'avorter ou de garder le bébé. Nonobstant la loi, Rita dit que les procédures pour obtenir un tel avortement sont encore très lourdes, ce qui rend la tâche difficile pour ces victimes de viol. C'est dans cette optique que le projet Advocacy Comprehensive Abortion Care (ACAC) vise à sensibiliser les parties prenantes à cette loi. Le projet dit « Non » à la violence basée sur le genre et « Non » à la stigmatisation de l'avortement par les victimes de viol. ![](https://tendanceactu-bucket.s3.amazonaws.com/markdownx/b6c9c3f2-350c-4c71-aa47-9f7809f65816.jpg)

L'avortement est interdit au Cameroun, sauf en cas de viol tel que prévu à l'article 339 (2) du Code pénal. L'avortement est donc un sujet compliqué ou « tabou » au sein des communautés, ce qui en fait une tâche ardue pour l'ACAC. Le projet travaille cependant avec ses partenaires pour communiquer l'agenda de l'avortement médicalisé conformément au code pénal camerounais. L'ACAC travaille par l'intermédiaire du conseil de santé des organismes religieux pour expliquer les droits des victimes de viol à l'avortement. Il convient de mentionner qu'il s'agit de la même procédure qu'ils ont utilisée il y a quelques années pour communiquer sur la planification familiale.

En banlieue, l'ACAC travaille avec des organisations communautaires. Ils ont également contacté quelques chefs traditionnels pour expliquer leur idée et espèrent toucher encore plus de chefs traditionnels. Le chef de projet de l'ACAC désapprouve le fait que le viol, qui est une forme de violence basée sur le genre, est répandu et pourtant l'un des crimes les moins poursuivis dans le pays. Rita YENJONG et les membres de son projet espèrent donner la parole aux victimes de viol qui tombent enceintes et ont besoin d'un avortement sécurisé.

Le Professeur Nelson FOMULU estime que ce n'est pas le manque de connaissances mais plutôt le manque d'investissement et de volonté politique qui a causé l'échec des parties prenantes à répondre aux besoins des femmes tout en protégeant leurs droits fondamentaux. Il déclare que c'est le moment de prendre la responsabilité de ces besoins afin que ce mal soit éradiqué.

Non à la violence basée sur le genre et Non à la stigmatisation de l'avortement par les victimes de viol.
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