L’ONU: ce machin qui dure depuis 75 ans

L’ONU: ce machin qui dure depuis 75 ans

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Dans l’une de ses sorties en 1960, le Général Charles De Gaule disait: « l’ONU est un machin». Cette qualification venait du fait que la machine onusienne ne parvenait pas à résoudre de manière équitable et efficace, les divergences dans le monde. Soixante ans après ceci, que dire de cette institution mondiale?

Pour petit rappel, après la Première Guerre Mondiale (28 juillet 1914 - 11 novembre 1918), les pays vainqueurs décidèrent de mettre sur pied une institution qui pouvait réellement éviter au monde, une autre guerre de cette envergure; ce qui a été fait avec la création de la Société des Nations (SDN) à Versailles en 1919. Mais suite au déclenchement d’une Deuxième Guerre Mondiale en 1939, fruit de l’échec de cette SDN, ces mêmes pays décidèrent de bruler ladite institution et d’utiliser ses cendres pour créer l’ONU en 1945; un autre mendiant de paix et de stabilité dans le monde. Mais cette fois ci, avec des missions et buts plus renforcés.

75 années après, quel bilan?

Au Cameroun, nous avons souvent l’habitude de dire que tout ce qui dure longtemps, est bien. Peut-on dire que le Général de Gaule avait tort?

Le pays de Chantal Biya, Samuel Eto’o, Stanley Enow, Indira Babouke, Fabrice Ondoa et autres (Tous Ambassadeurs des organismes Onusiens), fait partie du système des Nations Unies depuis sa création. Il est vrai qu’il était encore sous tutelle après que le mandat de la SDN soit supprimé, mais l’histoire nous apprend qu’avant leur indépendance en 1960, certains camerounais représentaient déjà valablement leur pays, à la tribune des nations unies. Nous pouvons citer Um Nyobe, André Marie Mbida et Ahmadou Ahidjo. Cette appartenance s’est encore plus ressentie au cours de cette décennie.

À travers le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), la Food and Agricultural Organization (FAO), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), l’UNICEF, l’UNESCO, l’ONUSIDA, l’ONUFEMME, la World Food Program, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés et bien d’autres, les Nations Unies mènent des actions dans tous les secteurs (santé, éducation, agriculture, politique,…) d’activité au Cameroun. Parmi ces secteurs, ceux de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de la politique, sont les plus en vue. Surtout avec les récentes crises sociopolitiques, les changements climatiques et les maladies à prévenir ou à éradiquer.

Parlant de santé, les Nations Unie à travers les différentes campagnes de sensibilisation, de vaccination et de traitement, organisées et financées par l’OMS, ont joué et jouent encore un rôle important dans l’accès aux soins de bonne qualité par les camerounais et aussi à l’éradication de certaines maladies comme la poliomyélite qui handicapait nos enfants. Même si nous avons de plus en plus de polémiques autour de la qualité de ces vaccins qui selon certaines personnes, font plus de mal que de bien.

De son implication dans la vie politique du Cameroun, les Nations Unies veillent au respect des droits de l’homme et de la bonne gouvernance. Ceci par en demandant en cas de besoin, au gouvernants de mettre fin à certains abus ou conflits internes. Nous avons le cas de la crise dans les régions anglophones du pays ou l’ONU fait pression sur les gouvernants et celui des marches du 22 septembre 2020 où à travers ses experts, l’ONU a demandé la libération des participants interpellés par les forces de maintien de l’ordre.

En matière d’éducation et de recherches, les apports de cette institution sont indéniables. La jeune fille qui dans certaines localités n’avait pas le droit ou l’accès à l’éducation, sait désormais qu’elle peut aussi se former et réaliser des rêves sur le plan professionnel par la suite. Les chercheurs peuvent bénéficier des accompagnements techniques et financiers pour l’avancement de leurs travaux.

Malgré ces efforts fournis, l’ONU essuie toujours des tirs de certaines personnes, soient-elles des pays développés ou en voie de développement, pensent qu’elle n’est qu’un instrument utilisé par une poigné d’États pour assoir leur domination sur les États faibles.

Avec les récentes tension entre les membres permanents du Conseil de Sécurité (surtout celles entre la Chine et les USA), nous remarquons que malgré son caractère social, l’ONU reste un outil de pression qu’utilisent ses plus gros donateurs pour imposer leurs idéologies sur les pays dont le poids économique ou même politique est presque négligeable. Lorsqu’ils parlent, les autres « la bouclent ». Il y a quelques mois encore, les États-Unis se retiraient de l’OMS parce que selon eux, malgré les cris d’inégalité dans la gestion de cette pandémie, cette institution sanitaire n’a cessé de protéger la chine, source de cette nouvelle maladie à Coronavirus.

Quel avenir pour le gendarme du monde qui frustre certains, au détriment des autres?

De nos jours, avec l’éveil des consciences et l’évolution des mentalités des pays dits faibles, l’ONU devrait subir certaines reformes afin de créer plus de places sur la tables des décideurs. L’Afrique, le Moyen-Orient et autres pays devront cesser d’être des terrains de chasse ou d’expérimentation, où les puissances dites grandes mesurent leur hégémonie. Leurs avis devraient aussi compter car aucune race n’est supérieure à l’autre. Mais comment faire entendre sa voix lorsqu’on ne met pas grand-chose sur la table? Il sera donc impératif pour le Cameroun et ces autres pays marginalisés lors de certaines prises de décisions, d’avoir une indépendance totale, vue que celle politique nous montre ses limites au quotidien avec le néocolonialisme.

Dans l’une de ses sorties en 1960, le Général Charles De Gaule disait: « l’ONU est un machin».
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