L’eau : le nerf de la guerre au cameroun

L’eau : le nerf de la guerre au cameroun

  • Hamed Housseni
  • Published 4 months, 1 week ago
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Parlons du Cameroun... Oui disons les vérités sur l'un des rares pays au monde à investir très peu pour l'accès à l'eau potable.

Une chose importante à savoir sur le pays qui accueille la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) en ce moment est qu'il possède un réseau dense de rivières pérennes. Les principales rivières du sud du pays sont le Ntem, le Nyong, la Sanaga et le Wouri, qui se dirigent vers le golfe de Guinée avec une direction du sud-ouest ou ouest. Le Dja et le Kadéï s’écoulent vers le sud-est dans le fleuve Congo. À côté de cela, retenons que chaque département au Cameroun est traversé par une rivière. Quel paradoxe donc de parler aujourd'hui de pénurie en eau potable ou en eau tout court !!!

En réalité, la volonté politique est plus orientée vers des projets de développement plus poussés, oubliant un élément de base pour la survie de l'espèce humaine qui est l'eau. Le liquide vital est une denrée rare dans la quasi-totalité des zones rurales du Cameroun. Quand bien même il est disponible dans les métropoles, sa coloration pousse à se demander s'il respecte les caractéristiques d'une eau potable telle que définies à l'école primaire : "Une eau potable doit être inodore, incolore..." [Vous connaissez la chanson]

Le manque d'eau conduit régulièrement les populations pauvres des zones reculées comme Amchidé, Guider ou encore Mindourou à se ravitailler auprès des sources souillées par le bétail; ce qui favorise par conséquent, une croissance des infections microbiennes, des conflits entre populations et éleveurs. Ceci entraine parfois des pertes en vies humaines.

Je me rappelle de plusieurs fois où pendant mon séjour à Bamenda, j’ai vu des gens bagarrer au niveau des points d'eau publics car chacun voulait avoir le précieux sésame de la vie chez lui.

Pour sa part le Gouvernement s'efforce de trouver des solutions pour pallier à ce problème mais hélas, cela semble insuffisant puisque plus de 50 pourcent de la population reste dans le besoin. Raison pour laquelle certaines collectivités à l'instar de la Commune de Dschang ont fait de l'accès à l'eau potable une priorité afin d'assurer le bien-être des populations avec la construction des forages et points d'eau.

De l'autre côté, certaines localités subissent des coupures quotidiennes qui peuvent durer des jours voire des semaines, et reçoivent tout de même des factures aux montants colossaux. Le ras-le-bol des populations est tout le temps ralenti par des discours et de promesses sans suite. Il faut bien continuer à flatter le peuple pour se maintenir au pouvoir.

Parlons du Cameroun... Oui disons les vérités sur l'un des rares pays au monde à investir très peu pour l'accès à l'eau potable.
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